Tomato Conference met l'accent sur les tendances

Le secteur de la tomate a évolué de façon spectaculaire au cours des vingt dernières années. Que sera le secteur de la tomate en 2020 ? Quelles sont les possibilités d'améliorer la production ? Comment le marketing et les exportations se développeront-t-ils ? L'internationale Tomato Conference towards 2020 a tenté de répondre à ces questions.

Une belle réussite !
La conférence de trois jours (qui s'est tenue du 13 au 15 avril), organisée à l'initiative de l'organe coopératif coupole des criées LAVA, a suscité un grand intérêt.  " Nous avons accueilli un public extrêmement diversifié, issu d'un groupe-cible étendu, composé de producteurs de semences, de producteurs de tomates, de détaillants, de stations de recherche et de criées. Avec plus de 200 visiteurs, nous pouvons affirmer que l'initiative est une réussite ", explique Ilse Ceulemans, responsable marketing chez LAVA. " Nous avons eu des réactions positives, tant au sujet du programme proposé que des possibilités de réseautage. Toutes les parties ont pu établir des contacts intéressants. Nous pouvons dire que les discussions entre orateurs du secteur privé et producteurs ont remporté un franc succès. "

La recherche en fonction du marché
Des forums de discussion avec des orateurs issus des diverses régions de production d'Europe ont abordé les sujets de la qualité, de la durabilité et de l'innovation. Tant la recherche scientifique que le marketing et la commercialisation des tomates ont occupé une place centrale dans les discussions. La recherche doit continuer à évoluer en fonction des souhaits du marché, tel était le fil rouge du volet scientifique. Petit aperçu de l'éventail des sujets abordés : qualité des fruits des tomates, développement de la caisse EXE, de l'application des micro-algues dans la culture des tomates. Des innovations des systèmes de production ont également été présentées. Le Proefcentrum Hoogstraten a abordé le défi qui consiste à rechercher la technique de culture optimale dans la culture éclairée.

La production mondiale
Dans le volet commercial, des orateurs belges, français, néerlandais, scandinaves, espagnols et italiens ont donné des précisions sur la production et la consommation de tomates dans l'UE et dans le monde. " La production mondiale de tomates atteint largement les 130 millions de tonnes ", explique Philippe Binard de chez Freshfel. " L'Europe est le numéro deux de la production avec environ 16 millions de tonnes, l'Espagne et l'Italie en tête. Les Pays-Bas exportent la plus grande quantité de tomates (931 000 tonnes), tandis que l'Allemagne importe les plus gros volumes (817 000 tonnes). Depuis le boycott par la Russie, les exportations de tomates européennes connaissent des moments difficiles. "

Différenciation
Les détaillants nationaux et internationaux ont donné leur avis sur la segmentation et la différentiation dans les magasins. Bas Tramper de l'organisation d'achat IPL a expliqué que le consommateur des États-Unis préfère les tomates en vrac " ordinaires ", ils sont également très intéressés par les spécialités. " Dans le segment specialty, les tomates cherry sont les plus populaires. Nous ne voulons pas étendre exagérément l'assortiment, pour que le consommateur puisse faire de meilleurs choix. Dans les prochaines années, Tramper prévoit un accent accru sur les tomates rondes, goûteuses.

Un légume important dans le secteur des fruits et légumes
" Près de 8 % du chiffre d'affaires total engrangé par les fruits et légumes chez Metro Cash&Carry est généré par les tomates. Les tomates spéciales occupent une place de plus en plus importante ", explique Ward Verberck de Metro Group. Il a confié que dans le domaine de la vente, ils ont une approche spéciale par pays, par saison et par segment de client. " Nous recherchons ce que chaque client souhaite et nous livrons sur mesure. Nous estimons aussi qu'il est important d'acheter directement les produits aux producteurs, aussi frais que possible. "

Differentiation needs
Metro a scindé le " needs of the customer " en trois groupes. Les " basic needs ", les " differentiation " needs et les " premium " needs. " Pour les differentiation needs, nous distinguons l'authenticité et le fun. Pour l'authenticité, vous pouvez penser aux saisons et aux variétés de tomates anciennes. Les innovations sont par exemple des tomates qui ne coulent pas. Dans la partie " fun ", nous proposons de nouveaux produits goûteux ou qui ont par exemple une belle forme. À l'avenir, le nombre de variétés de tomates qui composent notre assortiment ne pourra qu'augmenter. "

Augmentation des specialties et des bio
Arne van Aalst, directeur général de Prominent (Pays-Bas) prévoit à l'avenir de nouvelles augmentations de la taille des entreprises productrices. " Ensuite, la croissance des spécialités se poursuivra et les tomates bio prendront une place de plus en plus importante. Les producteurs auront aussi de plus en plus recours à des sources d'énergie durable. "

L'innovation, encore et toujours
Selon Matthew Jones de chez Reynolds (Royaume-Uni), lorsqu'il est question de tomates, le prix est toujours souverain pour les clients food-service. " Nous constatons cependant que le goût, la qualité et la couleur occupent une place sans cesse croissante. " Reynolds collabore avec les producteurs pour mener des recherches sur de nouvelles variétés et des variétés spéciales. " Les clients veulent pouvoir faire leur choix en fonction du goût ou des saisons par exemple. Il est important que le secteur de la tomate continue d'innover. "

Le concept de tomates de SanLucar
SanLucar a développé un concept par lequel les tomates sont scindées en quatre différents segments. " Nombreux sont ceux qui ne savent pas quelle tomate convient à quel but. Nous avons estimé que cela devait être clair dès l'achat. Les quatre catégories sont : plaisir, snack, cuisine et salade. C'est ainsi qu'elles sont présentées dans les grandes surfaces. "

Le prix de la plus-value
Jan Schockaert, chef du département fruits et légumes chez Colruyt (B), a indiqué que les tomates sont un légume important dans l'assortiment total de fruits et légumes, tant en termes de volume que de chiffre d'affaires. L'assortiment de tomates a été étendu à 13 produits en moyenne et, en haute saison, jusqu'à 18. Le volume de tomates de plus petite taille a progressé ces dernières années au regard des tomates de plus grande taille. " En termes de développement, je constate que l'innovation est sans cesse plus largement orientée sur le goût ", explique Jan Schockaert. " Le consommateur est d'accord de payer pour avoir une plus-value. Je m'attends à ce qu'à l'avenir, une plus grande attention soit accordée à la santé, à la durabilité et au goût. L'accent sera aussi mis sur le plaisir. " 

Une réflexion orientée sur le marché
Le secteur de la tomate a évolué de façon spectaculaire au cours des vingt dernières années, d'un produit unitaire vers une différenciation pointue. Sur quoi se concentrer à l'avenir ? Il y a longtemps que les types de consommateurs se sont diversifiés. Le détail souhaite réagir aux divers types de consommateurs en proposant des produits spécifiques répondant à ces catégories.

" Le détail diffuse un message clair ", explique Ilse Ceulemans de chez LAVA. " L'utilisateur est un maillon important du marché et le producteur doit tenir compte des souhaits du consommateur. Les volumes et les produits doivent être alignés sur ces derniers. Les criées et les producteurs doivent en permanence suivre l'évolution de ce marché. Les producteurs doivent savoir pour qui ils cultivent. La qualité et le goût sont deux critères essentiels de la sélection des nouvelles variétés de tomates. L'assortiment de tomates ne doit toutefois en aucun cas être trop vaste. "

L'alimentation doit être " fun "
" À la surprise générale, l'observateur de tendances, Adjiedj Bakas, s'est montré très original ", admet le responsable du marketing. " Il esquisse clairement la tendance sociale : individualisme et expérience. Le mot d'ordre est : 'L'alimentation doit être " fun "'. 'Fun' est synonyme de goût intense, de forme et de couleur agréables, etc. " Cela revient à dire que l'alimentation doit, avant toute autre chose, être amusante et délicieuse. La consommation actuelle est axée sur l'expérience, toujours selon Adjiedj Bakas. "

Rencontre entre pratique et recherche
Le dernier jour de la conférence a été consacré à des visites de criées, de producteurs et de stations de test. " Ce fut l'occasion unique de confronter la pratique et la recherche ", explique Ilse Ceulemans. " L'initiative a suscité un vif intérêt et la visite de Veiling BelOrta et de la Coopérative de Hoogstraten ont connu un franc succès. La visite guidée des centres de test fut un complément intéressant dans la perspective des évolutions scientifiques futures. "

Le Flandraimail Professional du mois de juin se penche sur la production belge de tomates et sur la vision de Dirk Van Der Plas, président de la coopérative de Hoogstraten, lui-même producteur de tomates.

 

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